Marion court après je-ne-sais-quoi. Sans but ni loi. C'est l'anarchie capillaire totale. Son crayon noir coule autour de ses yeux bleus. Ses cheuveux blonds l'empêchent de voir où elle va. Ses bottines lui font mal aux pied quand elle court. Mais elle s'obstine à courir. Après le vent, après le temps. Son sac est trop lourd, elle pourrait jeter tout son contenu, rien n'est d'importance. Elle pourrait tout envoyer valser. Mais non. Elle aime la difficulté. Alors elle continue de courir, même si des gouttes de sueur perlent sur son front, même si son souffle est saccadé, même si elle a des vertiges... Elle continue. Et le pire dans tout ça, c'est qu'elle prend plaisir à avoir mal. Elle n'a plus peur et avance en courant.
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